Les six compagnons

LES SIX COMPAGNONS

 

 

Les expressions, le langage et le milieu social dans les aventures des Six Compagnons

(
On trouvera aussi les mots et expressions de "La disparue de Montélimar")

 

Paul-Jacques Bonzon donne aux six compagnons un langage populaire et imagé. Il emploie  aussi des mots et des phrases qui reviennent comme un leitmotiv... Cela sonne comme un renforcement de complicité avec les jeunes héros, qui deviennent pour nous comme des amis au fil des aventures. 

 

La collecte des mots et expressions est due aux membres du forum "Livres d'enfants"... Merci à eux. 

 

 Expressions et mots lyonnais      Expressions et mots provençaux      

     Langage populaire      Phrases courtes, interjections

      Expressions souvent employées     La nourriture, la cuisine

Épilogues - Articles de presse

Kafi

 

 

Présentation

 

Si je devais définir ce qui différencie  la série "Les six compagnons", des autres séries pour les jeunes, (Le Club des cinq, Michel, etc.) c'est le parti pris de présenter un monde populaire, des enfants fils ou filles d'ouvriers, d'employés, qui habitent des logements en location, des gens modestes dans un milieu modeste. Pas de belle villa ou de grande propriété, mais des appartements parfois vétustes, sans confort.

Les héros du "Club des cinq" ont pour oncle un savant, qui bien que ne roulant pas sur l'or, se privant parfois, a un métier passionnant, une maison, une ferme, une femme au foyer, et une cuisinière.
De même, les parents de Michel sont propriétaires d'une grande maison, et ont une personne qui travaille à domicile pour le ménage et la cuisine.
Il n'y a rien de déshonorant à cela. Mais c'est un autre monde qui est raconté, illustré.

Les six compagnons, c'est la première série  qui met en scène des jeunes comme Mady,  Tidou, Gnafron, Bistèque, Le Tondu, et  La Guille issus d'un milieu populaire.
Quand Tidou, héros et narrateur arrive à Lyon, c'est pour habiter le quartier de la Croix-Rousse. Un quartier d'ouvriers, d'employés, de petits commerçants.
La famille arrive dans la grande ville sous un rideau de pluie.

La Croix-Rousse !... Le nom était joli. Je m'étais imaginé un quartier roussi de lumière et je n'apercevais qu'un entassement de maisons toutes pareilles, en forme de cubes, percées de fenêtres toutes pareilles elles aussi. (Les six compagnons de la Croix-Rousse, p. 20).
Quant à l'appartement :
"Comme c'est petit !... encore plus petit que je ne l'imaginais." s'exclame la mère de Tidou. (Les six compagnons de la Croix-Rousse, p. 21).
La cuisine est minuscule, et les deux autres pièces à peine plus grandes.

Quand Tidou fait connaissance des autres garçons qui deviendront « Les compagnons de la croix-Rousse », il découvre que ceux-ci vivent dans un milieu comme le sien. Ancien, vieux, un peu triste. 

Le langage des six compagnons est à l'image de leur milieu, imagé, mais correct, et les garçons ont tendance à préférer les mots usuels et familiers aux mots trop passe-partout, trop scolaires.
Dans la série des « six compagnons », on dit plus souvent la "tambouille" que la "nourriture", ou le "manger" » . (On ne va pas jusqu'à dire «"la bouffe "!).
On préfère dire aller au pieu, qu'aller dormir... Tout ce langage n'est pas vulgaire, mais plus proche, plus familier.

Paul-Jacques Bonzon aime les belles phrases qui s'illustrent elle mêmes :

"Vite, la becquée, réclama Mady en riant. Mon estomac piaille de faim." ( Les six compagnons dans la citadelle p. 74)
Le mot "Becquée", évoque une chose délicieuse offerte à un poussin, et "l'estomac qui piaille de faim"  les pépiements des poussins recevant la becquée. C'est gentil et familier, et sort de l'ordinaire. 

Parlant du Doubs :

... En tout cas, une rivière qui se traîne à la façon d'une limace percluse de rhumatismes.  ( Les six compagnons dans la citadelle p. 54)

Belle image que cette comparaison avec un animal lent, visqueux, et qui plus est, atteint de rhumatismes. 

N'ayant pas de gros moyens, disposant de peu de choses, les compagnons font preuve de débrouillardise, d'invention. Ils fabriquent ce qu'ils ne peuvent acheter (le fauteuil roulant de Mady, dans " Les compagnons de la Croix-Rousse ", la remorque dans laquelle ils transportent Kafi, le beau Berger Allemand de Tidou, aux pattes noir et feu). 

Le Tondu, le mécanicien de la bande répare les vélos, puis les cyclomoteurs, les fameuses " pétarelles ". On ne dépense pas d'argent pour porter les vélos ou les machines chez le réparateur.
Les compagnons n'ont pas d'exigence de luxe ou de confort, acceptant de dormir sur le sol, sur des matelas, dans un simple sac de couchage posé directement sur le sol.

Le plus souvent, ils campent, ou occupent des locaux, granges, greniers, mis à leur disposition, gratuitement, par gentillesse, ou contre un petit travail.
Ils s'émerveillent facilement, en garçons et fille qui ne sont pas blasés.
En classe de neige à Morzine, ils explosent de joie en découvrant la splendeur de la montagne sous la neige.

"Ah ! ce premier réveil au pays des neiges ! Je m'en souviendrai toute ma vie."(Les six compagnons et l'homme des neiges  p. 33.)

Leurs repas sont simples et modestes ! Des nouilles, du jambon, du saucisson... cuisinés par Bistèque, le "cuistot" de l'équipe. 

"Ces machins-là, qu'est ce que c'est ? demanda La Guille à Gnafron, en louchant sur de petits grains noirs dans l'assiette qu'on venait de lui apporter. 
_Tu n'as pas vu le menu ?...  Du caviar !
_C'est bon ?
Je n'en ai jamais mangé moi non plus... Faisons semblant de nous régaler."
Ils n'apprécièrent guère ce caviar. 
(Les six compagnons se jettent à l'eau p. 73)

Il leur arrivera de manger plusieurs fois dans un modeste restaurant. Pour s'offrir ce petit luxe, ils ont travaillé tout le mois de Juillet. 
(Les six compagnons au village englouti)

Quand par hasard les compagnons couchent à l'hôtel, ils se croient des rois. Ce n'est pas ordinaire pour eux. 

"C'est tout de même chic, la vie d'hôtel  ! Pas de provisions à faire, pas de tambouille, pas de vaisselle à laver. Nous sommes les rois des rois..."
(Les six compagnons devant les caméras p. 44)

Les six compagnons sont conscients de leur relative "pauvreté". Ils vivent bien, quoique modestement, ne se plaignent pas, et profitent de ce qui leur est donné. 

"Nous lui avons téléphoné de chez Mady, après huit heures (pour bénéficier du tarif réduit de nuit car nous ne sommes pas riches)."
(Les six compagnons au Tour de France p. 35)

 

Serge

 

 

Expressions souvent employées

 

C'est la faute a Kafi (et aux compagnons) si les bandits se font prendre !

"Ces sales"gones" et leur chien ont tout gâché. " Les six compagnons et les pirates du rail, p 172
"... si je me suis arrêté, c'est pour éviter ton sale chien ! " Les six compagnons et l'homme au gant p. 125
"ah! Toi, si nous avions pu te percer la peau !" Les six compagnons se jettent à l'eau, p. 181
"Sale bête, c'est à cause de toi... j'aurais mieux fait de te tuer tout de suite...." Les compagnons de la Croix Rousse, p. 165
"C'est à cause de ce sale chien", murmure-t-il entre ses dents... Les six compagnons et l'homme des neiges p. 181
"Tais-toi, sale cabot !" grogna une voix rogue.  Les six compagnons en croisière p. 34
"sale graine de vaurien !" Les six compagnons et l'âne vert  p. 48
"Cette bande de sales gamins nous a attaqués sauvagement" Les six compagnons dans la citadelle p. 163
Et la femme ajoute en regardant mon chien :
"Cette sale bête a tout gâché"
Les six compagnons et la clef minute p. 142
"Sale chien" grogne un des sinistres individus..." Les six compagnons et les pirates du rail  p. 161
"Ce sale cabot !... C'est lui qui m'a fait prendre." Les six compagnons au village englouti p 177
"C'est toi, sale chien, qui l'a trouvée !"
Puis à son complice :
"Je te l'avais dit, nous ne nous sommes pas assez méfiés de ce "cabot". Notre compte est bon. "
Les six compagnons à la Tour Eiffel p. 176
"Sale cabot ! c'est toi qui nous a mis dans ce pétrin." Les six compagnons et le cigare volant p. 143
"Ah ! cette maudite bête !" Les six compagnons et les piroguiers p. 140

 

Tous à... 

"Tous à Besançon"  Les six compagnons dans la citadelle p. 52
"Tous sur le pont !"   les six compagnons  en croisière p.  

"Tous au bain !" 

Les six compagnons et le secret de la calanque p.  
"C'est l'heure ! Tout le monde au pieu !" Les six compagnons et les skieurs de fond p.23
"Alors, conclut La Guille, tous à Valence". Les six compagnons et le mystère du parc p. 11
"Formidable s'écria le Tondu, Tous à Reillanette" Les six compagnons au tour de France p. 13
"Tous au travail." Les six compagnons et les agents secrets p.16
"Tous à table" lança-t-il bientôt... ce qui était une façon de parler puisqu'il n'y avait ni table ni chaises. Les six compagnons et le cigare volant p. 10
"Tous "au pieu." " Les six compagnons dans la ville rose p.60

 

 Expressions, mots,  provençaux

Coucourde     Sorte de courge, désigne aussi la tête.
Pitchounet pitchounette, pitchoun      Enfant, gamin. 
Parpeléger   Qui traduit un mouvement rapide des paupières, cligner des yeux  
( paupières, parpello en provençal).
Ah! vaï    Vaï,  aller.    Ah ! vaï,  >  nous verrons bien !  
Fada     Idiot, imbécile, niais, simple d'esprit (du prov. fado, fée).

Cabres   

 Chèvre (prov. cabra).
Peuchère

 Terme de commisération affectueuse, interjection qui exprime la compassion, l'attendrissement, la pitié.

 

Expressions, mots Lyonnais

 

Montée Ruelle à Lyon faite par moitié d’un escalier et d’une pente glissante comme un toboggan.
Traboule La traboule est une voie réservée aux piétons, souvent étroite, débutant par un couloir d'entrée et traversant un ou plusieurs bâtiments (et/ou une ou plusieurs cours) pour relier une rue à une autre.
Gone À Lyon, c’est ainsi qu’on appelle un enfant,  un gamin.
Soyeux Fabricant de soierie.
Canut Employé dans un atelier de tisserand.
Gareur   Réparateur de métiers à tisser
Côte C'est ainsi qu'on nomme, à Lyon, les voies en pente des vieux quartiers.
Ficelle La « Ficelle » est le surnom lyonnais donné aux funiculaires.
Mâchon Le mâchon, est un repas, casse-croûte lyonnais servi aux heures matinales par les bouchons (restaurants traditionnels lyonnais)

 

La nourriture, la cuisine...

 

"J'ai l'habitude de faire la tambouille pour toute l'équipe".
Les six compagnons et le mystère du parc  p. 17
" Avez-vous tous vos casse-croûte ?" 
"Oui, ils sont dans mon sac à dos, répondit Bistèque. Mme Kneer nous a gâtés. "
Les six compagnons et les bébés phoques  p. 45
« La mère Jeanne fait de la bonne tambouille, vous verrez ! » Les six compagnons et les skieurs de fond  p.13
« Si nous cassions la croûte ? » dit Bistèque, le préposé au ravitaillement. Les six compagnons et les skieurs de fond  p.13
La Guille à Mady :
"Mademoiselle ne veut plus casser la croûte sur l'herbe ?"
Les six compagnons et les voix de la nuit  p. 16
La Guille en parlant de caviar :
"ces machins là, qu'est ce que c'est ?"
Les six compagnons se jettent à l'eau  p. 73
Dans la casserole de Bistèque les pommes de terre cuisaient à gros bouillon. Dehors, un grill de fortune, fabriqué par le Tondu avec les baleines d'un vieux parapluie, attendait le boudin.(...) En quelques minutes, les pommes de terre, le boudin et un camembert tout entier disparurent. Les six compagnons et l'âne vert  p. 21
On se contenterait de sardines et de fromage  Les six compagnons et l'âne vert  p. 50
Bistèque fait sa popote du soir. Les six compagnons au gouffre Marzal  p. 139
"Du caviar? reprit Bistèque.
_ Des oeufs de poisson, en conserve.
_ Tu en as mangé ?
_ Jamais. Mais ça ne vaut peut-être pas une bonne tranche de saucisson."
A ce mot "saucisson" nos estomacs tressaillirent. Une subite fringale s'empara de nous.
Les six compagnons à Scotland Yard  p. 11
Lesté de deux oeufs durs, d'une tranche de jambon large comme les deux mains et d'un énorme quignon de pain. Les six compagnons à Scotland Yard  p. 9
Deux tranches de saucisson pour chacun et des pommes de terre bouillies de la veille qui, trop cuites, s'évanouissaient en purée. page 45 Les six compagnons dans la ville rose  p. 45
Faire sa popote à sa guise
Les six compagnons et la pile atomique p. 40
"Une demi-heure plus tard, la marmitée de spaghettis est cuite" Les six compagnons et la pile atomique p. 42
"Bistèque ouvrit deux boîtes de sardines, et jeta deux paquets de pâtes dans une casserole." Les six compagnons et les agents secrets
Assis en rond dans notre "bidon", nous épluchions des pommes de terre pour Bistèque, notre cuisinier. Les six compagnons et le château maudit p. 70
"Profitons-en pour casser la croûte." Les six compagnons et le village englouti p. 8
Bistèque appréciait au retour d'une longue balade dans la montagne, de ne pas avoir de popote à faire. Les six compagnons et le village englouti p. 23
"Trop tard pour faire la popotte, déclara Mady, allons au restaurant." Les six compagnons et le village englouti p. 53
"Avant de faire notre tambouille du soir, proposa Gnafron, descendons au bord du lac." Les six compagnons et le village englouti p. 77
Sans prendre le temps de nettoyer les gamelles.
Les six compagnons et la brigade volante p. 73
Ils mangèrent tous avec un terrible appétit, se régalant d'une énorme salade de tomates bien mûres, savoureuses, comme on n'en trouve qu'en Roussillon. Ils achevaient le dessert, des grappes de raisin du pays, dorées à souhait...
Les six compagnons et la brigade volante p. 85
"Vite, la becquée, réclama Mady en riant. Mon estomac piaille de faim."
Les six compagnons dans la citadelle  p. 74
Pendant un quart d'heure on n'entendit que des bruits de mâchoires, celles de Kafi n'étant pas les moins bruyantes. Les six compagnons dans la citadelle  p. 75

 

En vrai maître de maison, Le Tondu sortit pain, saucisson, jus de fruit, puis il expliqua..." Les six compagnons à la Tour Eiffel p. 80
Le menu n'était pas compliqué : deux tranches de jambon du pays pour chacun, une gamelle de pâtes cuites sur le réchaud camping-gaz planté au centre de la tente et des pêches pour dessert.  Les six compagnons et le cigare volant p. 10
Bistèque alluma le camping-gaz pour préparer les pâtes, menu presque quotidien. 
Les six compagnons dans la ville rose p. 26
Assis en tailleur, dans la cuisine, ils dégustèrent leurs spaghettis. La Guille, comme d'habitude, n'arrivait pas à les enrouler autour de sa fourchette.
Les six compagnons dans la ville rose p. 27

 

Le repas fut vite prêt, des biftecks accompagnés du restant de spaghettis. Des pêches pour dessert.
Les six compagnons dans la ville rose p. 33

 

Puis on prépara le repas, dehors, sur le camping-gaz, dans la douceur du soir. Les six compagnons dans la ville rose p. 39

 

Bistèque faisait chauffer dans sa grande casserole le lait du petit déjeuner avant de le distribuer dans les gamelles et le récipient de Kafi. Du café en poudre, des tartines beurrées, il n'en fallait pas plus pour leur rendre la forme. Les six compagnons dans la ville rose p. 61

 

"(...) vous oubliez que j'ai ma popote à faire." Les six compagnons et l'avion clandestin p. 25
"Pour l'instant, Bistèque, prépare-nous une bonne tambouille (...)" Les six compagnons dans la ville rose p. 83
Elle sort d'un sac des tranches de saumon fumé, trois cassoulets en boîte, un saucisson entier pour Kafi et deux gros ananas. 
Bientôt, la bonne odeur du cassoulet toulousain, réchauffé dans la plus grande des casseroles, chatouille les narines des Compagnons , et Kafi, qui a déjà dévoré son saucisson, réclame sa part.
Un repas un peu luxueux pour les Six Compagnons. 
Les six compagnons dans la ville rose p. 152

 

 

Langage populaire

Dans le langage des "Six Compagnons", on dit plutôt faire la tambouille que faire la cuisine. 
Partant de cet exemple, voici des mots et expressions souvent employés par "Les Six Compagnons".
Bien sur, la majorité des lecteurs comprend le sens de toutes ces expressions, et si elles figurent ici, c'est parce qu'elles ont été choisies par l'auteur pour donner une "couleur" à son texte, comme un peintre donne une "touche" à son tableau. 
Une couleur populaire et familière, bien sur.

 

"Mazette" , fit la Guille en sifflant d'admiration.
Les six compagnons et le mystère du parc  p. 6
Exclamation pour marquer l'admiration
"C'est l'heure ! Tout le monde au pieu ! "
Les six compagnons et les skieurs de fond  p. 23
Pieu signifie "lit" en langage populaire. 
_Tant mieux. Laissez-le "pioncer"...
Les six compagnons au village englouti p. 155
Pioncer : dormir.
 la vieille camionnette avait vraiment un "moulin" du tonnerre.
Les six compagnons se jettent à l'eau  p. 141
Le "moulin" signifie le "moteur". 
Mady à La guille 
"Il t'arrive si souvent de ne pas avoir les yeux en face des trous". 
Les six compagnons se jettent à l'eau  p. 92
Ne pas voir quelque chose de bien visible.
Ne pas être bien réveillé.
Ils sont "refaits" puisqu'on a leur photo.
Les six compagnons se jettent à l'eau  p. 88
Être refait : Être trompé, mystifié, escroqué.
Les garçons sortirent en trombe du bahut.
Les six compagnons se jettent à l'eau  p. 9  p. 28
Le bahut : Collège, lycée. 
Tambouille Cuisine, repas 
Casser la croûte Se restaurer, manger.
Le Tondu :
J'ai les jambes en coton
Les six compagnons au gouffre Marzal  p. 21
Signe d'un malaise, un état de fatigue passagère entraînant une baisse d'énergie.
"Nous allons cuire comme des lapins dans une casserole", dit Corget 
Les six compagnons au gouffre Marzal  p.51
Nous allons avoir trop chaud. 
Godasses Chaussures
Tourneboulé
"Elle était tellement tourneboulée de nous voir partir pour Paris".
Les six compagnons à la Tour Eiffel p. 78
Familier et vieux. Provoquer chez quelqu'un un grand trouble dans les idées ou les sentiments.
Moutards Péjoratif : enfants, gamins. 
Bécanes Machines. Chez les six compagnons, leurs vélos, leurs "pétarelles". 
Tire-au-flanc Paresseux, personne qui essaye d'échapper au travail, aux corvées.
Reluquer, reluqué Observer avec curiosité
Marmaille Bébé, gosse, mioche, mouflet, môme, marmot.
Être à sec Sans argent. Être à sec, se trouver à sec.
Toubib Docteur, médecin. 
Voyager à l'œil Voyager sans payer, gratuitement. 
Turlupiner Tracasser quelqu'un, le tourmenter.
Flanquer dans un beau pétrin Mettre dans une situation délicate, embarrassante, d'où il semble impossible de sortir.
Panier à salade Le panier à salade, ou fourgon cellulaire, est un véhicule cellulaire de police destiné au transport des prévenus et des prisonniers.
S'en lécher les quatre doigts et le pouce On s'en lèche les doigts, c'est à s'en lécher les doigts, se dit de quelque chose excellent à manger. La formule des six compagnons est encore plus riche. 
Bonne grosse caboche ronde de Mouli
La disparue de Montélimar
Caboche, désigne la tête humaine. Une Caboche est un clou à tête carrée qui est utilisée pour fixer les fers à chevaux, pour les clouer il faut évidemment taper sur la caboche, d'où l'expression "tête de caboche". Qui a du mal à assimiler des informations, qui à la tête "dure".
"Toi mon vieux, plus tard les filles te feront passer par un trou d'aiguille."
La disparue de Montélimar
Les filles te feront faire tout ce qu'elles veulent. 
La langue de Kafi pendait comme une longue feuille de maïs Cette expression revient plusieurs fois.
Monsieur Mouret, instituteur des six compagnons :
"Il faut se mettre dans le « bain de l'époque »
Les six compagnons et la perruque rouge, p. 
La Guille :
"Pourquoi est-on en train de "tout chambarder"
Les six compagnons et la perruque rouge, p. 32
Chambarder > tout changer, tout bousculer. Bouleverser un lieu de fond en comble , saccager, chambouler.
Il fallut "jouer des coudes"
Les six compagnons et la perruque rouge, p. 33
Se frayer un passage dans une foule pour avoir plus d'espace et accéder à un endroit donné.
"C'est bon fait le commissaire, vous laverez tout à l'heure votre linge sale en famille". 
Les six compagnons et la clef minute p.142
Régler une mésentente en privé.
Tidou:
Nous en sommes restés bouche bée.
Les six compagnons et la perruque rouge p. 29
La bouche ouverte, par admiration ou stupeur.
Les souris devaient s' en donner à cœur joie.
Les six compagnons et la perruque rouge. p. 43
Se faire plaisir en accomplissant une tâche. Née au XVIIe siècle, "s'en donner à cœur joie" signifie que l'on accomplit quelque chose "avec la joie du cœur", autrement dit, qu'on le fait avec plaisir.
Madame Rabut allait, venait , "houspillait" sa serveuse.
Les six compagnons et la perruque rouge p. 65
Du vieux français houcepignier (« exprimer sa colère, maltraiter, pigner à l’aide d’un houssoir". Un houssoir est un balai de houx, ou autre branchage. Pigner > crier... 
Sans demander mon reste, je courus vers la maison du bourreau.
Les six compagnons et la perruque rouge p. 74
Partir précipitamment, sans attendre son du.
Tout se mit en branle.
Les six compagnons et la perruque rouge p. 85
Mettre en mouvement, donner l'impulsion de départ.
Nous n'avions jamais roulé que sur de vieux vélos rafistolés.
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p. 6
Rafistolés : réparés avec des moyens de fortune. Avec les moyens du bord, de bric et de broc. 
  "une impressionnante caravane pétaradante."
Les six compagnons et les agents secrets p.6
Bruyant, rappelant le bruit d'un pétard. 
Pétarelles
"En voila un dont le moteur ne chauffe pas comme celui de nos pétarelles."
Les six compagnons et les agents secrets p. 9
Nom adopté par les compagnons pour désigner leurs vélomoteurs.  
Bidon
Ainsi que nous appelions, à présent, le hangar à bateaux.
Les six compagnons et le château maudit p. 35
Le Bidon, qui abritera  les compagnons dans deux aventures. 
"Si Mady veut jouer "les saint-bernard", ça la regarde , ce n'est pas notre affaire"
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p. 28
Jouer le Saint-Bernard, sauver quelqu'un... Le Saint-Bernard est un chien d'avalanche, qui a sauvé de nombreuses personnes. 
"Justement hier soir, j'ai repéré un coin épatant"
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p. 28
Coin épatant : un coin agréable, joli. 
La bande s'éclipsa comme une volée de moineaux.
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p. 28
S'égailler, se disperser ensembles, d'un seul coup. 
Du cinéma, nous nous étions égaillés à travers la ville.
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p. 102
Égaillés : dispersés, éparpillés.
"Descendons place des Terreaux et jouons franc jeu"
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p. 94
Parler franchement.
Il se laissa conduire chez lui, naturellement, mais, arrivé devant son "gourbi", ils dit "personne n'entre jamais chez moi... 
Les six compagnons et le village englouti p. 27
Gourbi : Habitation sommaire, misérable,  logement petit et sale. Vient de l'arabe.
"La guigne, grogna Tidou entre ses dents. Comme si le terrain n'était pas assez détrempé !."
Les six compagnons et le village englouti p. 128
Guigne : malchance persistante, déveine, poisse.
" Personne ne songera plus à lui faire des entourloupettes." affirme Le Tondu.
Les six compagnons au Tour de France p. 48
Mauvais tour, tromperie.
Tous les six se trouvaient réunis dans leur fameuse "caverne" de la rampe des Pirates, un ancien atelier de tisserand où ils avaient l'habitude de se rencontrer.
Les six compagnons et la brigade volante p. 11
Le mot "caverne est plus joli, plus poétique, que cave ou sous-sol.
"Passons la frontière sans tambour ni trompette ". 
Les six compagnons et la brigade volante p. 19
Sans tambours ni trompettes : discrètement, sans faire de bruit, sans être vu. 
Le brigadier arrêtait sa guimbarde.
Les six compagnons et la brigade volante p. 65
Guimbarde, vieille voiture, désuète, mal entretenue. 
"La guigne ! Toujours la guigne !" 
Les six compagnons et la brigade volante p. 158
Avoir la guigne : ne pas avoir de chance. 
"La guigne... toujours la guigne ! " grommela Gnafron à son tour.
Les six compagnons dans la citadelle p.  69
"Il a été "sonné" par un coup de poing en plein visage (...) Il est groggy.
Les six compagnons et la brigade volante p. 163
Être sonné : être fortement ébranlé sous l'effet d'un choc, d'une émotion
Groggy : étourdi, abasourdi, assommé.
"J'ai vu trente-six chandelles".
Les six compagnons et la brigade volante p. 165
Voir trente-six chandelles : être au bord de l'évanouissement.
__ L'hélicoptère est "bouzillé", nous avons arrêté son pilote, c'était Fustier !
Les six compagnons et le cigare volant p. 134
Bouzillé : cassé, détruit.
Jacques qui, décidément, avait le sens de l'organisation , avait acheté un plan de la ville! Afin « de ratisser » toutes les rues...
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p. 104
Ratisser : employé ici dans le sens de quadriller, explorer, passer toutes les rue au peigne fin, sans oubli. 
Durant le trajet du retour, les langues allèrent leur train.
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p. 121
Les langues allèrent leur train : allèrent  à une bonne allure. 
"Ah ! ça non, fit le petit Gnafron, toujours furieux, ils ne partiront pas sans avoir vidé leur sac je vous le promets..."
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p 131
Vider son sac : avouer, dire tout ce que l'on sait. 
Oubliant de remercier l'obligeant douanier, nous dégringolons l'escalier pour nous précipiter sur le terrain. 
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p 149
Dégringoler : descendre précipitamment un escalier, une pente.
"Plus vite, hurle Gnafron, qui en dépit de ses courtes jambes, tient pied au grand Jacques; nous arriverons peut-être à temps."
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p 153
Tenir pied : égaler, faire aussi bien.
"Tu es décidément une drôle de fille. Avec ton air de ne pas y toucher, tu nous ferais passer par un trou d'aiguille !..."
Les six compagnons et la clef minute p. 13
On ne le dira jamais assez : Mady n'est pas une fille comme les autres. 
Elle obtient toujours ce qu'elle veut des compagnons ! 
Alors que nous triturions du ciment dans une "gamate"
Les six compagnons et la clef minute p. 31
Gamate : l'auge ou gamate est un récipient de forme rectangulaire, dans lequel le maçon, ou le plâtrier gâche et entrepose le mortier ou le plâtre. On emploie plus souvent le mot "auge". Viendrait de l'occitan. 
...pour faire taire ce "gône" hurluberlu.
Les six compagnons et la clef minute p. 88
Hurluberlu : personne étourdie, écervelée qui se comporte avec extravagance. 
"il nous a tiré les vers du nez"
Les six compagnons dans la ville rose p. 67
Tiré les vers du nez : Faire parler quelqu'un.
(Au XVIIIe siècle, les "vers rinaires", parasites du nez, étaient une maladie assez répandue. Cependant, beaucoup avaient honte de dire au médecin qu'ils en étaient affectés. Ce dernier était alors obligé de les soumettre à un interrogatoire pour les faire parler. On disait alors qu'il leur "tirait les vers du nez".)
"Et emportons tout notre barda ajoute Corget.
Les six compagnons dans la ville rose p. 154
Le "barda" fait partie du quotidien des Six Compagnons en vacances...
Les "piaules" doivent être au premier" dit Gnafron."
Les six compagnons au concours hippique p. 69
Piaules : chambre, gourbi, pièce.


Phrases courtes, interjections

 

"suffit !"
"Suffit" fait l'adjudant.
Les six compagnons et les pirates du rail  p. 171
Expression, interjection qui revient souvent dans la bouche des policiers. 
"Une idée !" Expression, interjection qui revient souvent dans les aventures des Six Compagnons. 
"Une chance ! nous avons congé, demain...
Les compagnons au tour de France p. 35
"Chère Mady!"
Chère Mady ! Elle n'était pas seulement notre camarade, mais notre protégée.
Les six compagnons et la pile atomique p. 8
P.J. Bonzon utilise de courtes phrases exclamatives comme celle-ci.
Quelle chic fille, Mady !
Les six compagnons et le clef minute p. 11
L'auteur insiste souvent sur l'amitié des compagnons pour cette fille pas comme les autres... 
"Pour moi"
"Pour moi, dit Gnafron, Kafi a été blessé par un braconnier" 
Les six compagnons et la pile atomique p. 56
"Pour moi, dit-il, nous venons bien d'avoir affaire à nos campeurs"
Les six compagnons et la pile atomique p. 137
Expression qui revient souvent dans la bouche des six compagnons. 
Pour moi, il s'agit d'une affaire d'espionnage ou de contrebande."
Les six compagnons et l'avion clandestin p. 20
"Pour moi, dit Gnafron, l'individu cherchait à démonter des instruments de bord pour les voler."
Les six compagnons et l'avion clandestin p. 37
"Pour moi, l'affaire est réglée depuis longtemps"
Les six compagnons et l'avion clandestin p. 125
"Pour moi, fait Corget,  l'homme a attendu, ici, les premières lueurs du jour pour retrouver son chemin."
Les six compagnons et l'avion clandestin p. 147
"Cher Kafi !"
Les six compagnons et les espions du ciel p.15
On n'oublie pas de remercier Kafi
"Brave bête"
"Brave bête" fait Tidou.
Les six compagnons et les pirates du rail  p. 176
"N'est-ce-pas, mon bon chien ?..."
Les six compagnons et le château maudit p. 188
"Fichus ! se lamenta Gnafron, nous sommes fichus"
Les six compagnons et le petit rat de l'opéra p 123
"Ah ! ces derniers kilomètres jusqu'à Pierroux ! Nous nous en souviendrions !"
Les six compagnons et l'avion clandestin p. 17
On notera plus d'une fois l'emploi de l'apostrophe "Ah !" pour traduire tantôt la joie, tantôt l'angoisse chez les Compagnons.
"Ah ! pioncer ! pioncer tout notre saoul !" s'exclama La Guille. 
Les six compagnons dans la ville rose p. 150
Ah !  Oh ! Souvent employés pour donner de l'émotion au récit. 
Oh ! ces derniers instants, avant le départ, nous nous en souviendrons longtemps !
Les six compagnons et l'avion clandestin p. 182

 

Épilogues, Articles de presse

Certaines aventures de "Six Compagnons s'achèvent par un épilogue. Parfois, c'est un article de presse élogieux qui félicite les compagnons de leurs exploits. 
Parfois, on se retrouve plus tard pour fêter la victoire, un événement, ou revenir sur les lieux des aventures. 

 

DU NOUVEAU DANS L'AFFAIRE DU TRAIN POSTAL
Article extrait d'un grand quotidien lyonnais
Les six compagnons et les pirates du rail  p. 179
EXTRAIT DU PROGRÈS  DE LYON Numéro du 27 juillet.  Les six compagnons devant les caméras p. 180
LA VIE DE CHÂTEAU
Épilogue de l'aventure, un mois après, grand repas avec tous les protagonistes au château. 
Les six compagnons et le château maudit p. 184
ÉPILOGUE
Huit mois plus tard, les compagnons retournent sur les lieux de leur aventure. Gambadou s'est fait construire une petite ferme, et vit heureux. 
Les six compagnons au village englouti p. 180
ÉPILOGUE
Narration de la dernière étape du Tour de France et de l'arrivée à Paris. 
Les six compagnons au Tour de France p. 146
LE GANG DE LA DROGUE, EN ENTIER, SOUS LES VERROUS.
Extrait du journal : La voix du Roussillon.
Les six compagnons et la brigade volante. p. 181
LA MYSTÉRIEUSE AFFAIRE DE LA TOUT EIFFEL
Un journal.
Les six compagnons à la Tour Eiffel p. 178
ÉPILOGUE : LE NOUVEAU BACHAT Les six compagnons et le cigare volant p 145
ÉPILOGUE : La vente du tableau de Ribera a rapporté une somme considérable, et on pose la première pierre de la construction d'une maison de retraite pour les vieux du canton.   Les six compagnons et la clef minute p. 147
ÉPILOGUE : L'aventure est finie ! On fait un bon "gueuleton", on reçoit les journalistes... et on n'oublie pas le vélo de Coicoin !  Les six compagnons dans la ville rose p.151
ÉPILOGUE : Beppino est innocenté. On fait le nécessaire pour réparer l'avion, pour qu'il puisse le ramener en Italie. Les six compagnons et l'avion clandestin p. 179

 

KAFI
Un tableau spécial Kafi. 
Kafi n'est pas seulement utile à la résolution des aventures des Six Compagnons, c'est aussi, c'est surtout un ami des compagnons, et particulièrement de Tidou son maître adoré.  L'amour de Tidou pour son chien est particulièrement mis en valeur dans les aventures des compagnons. 

 

Il aimait galoper derrière moi, tirant une langue plus longue qu'une feuille de maïs. Les six compagnons et les piroguiers p. 14
Je réussis à m'endormir la main dans la fourrure de mon cher Kafi Les six compagnons et les piroguiers p. 70
"Est-ce que les chiens français ont tous le même flair ?" Les six compagnons et les piroguiers p. 136
 ...en regardant Kafi qui tirait une langue longue comme une peau de banane. Les six compagnons devant les caméras p. 23
"Mon bon chien ! mon brave chien !" Les six compagnons et l'avion clandestin p. 183
Il tire une langue plus longue qu'une feuille de roseau. Les six compagnons dans la ville rose p. 17
"Mais mon chien , qui ne semble pas goûter les honneurs, se met à grogner quand le président le gratifie d'une grande tape sur le dos..." Les six compagnons au Tour de France p. 

 

 

Serge SOHIER et les membres du forum "Livres d'enfants"
Dernière mise à jour le mercredi 20 novembre 2013

 

 

Les six compagnons